01 · Espagne
Du décor à l’expérience, garder le fil
Un écran, une performance ou une activité ne suffisent pas à faire tenir un programme. Ce qui nous intéresse, c’est ce que les invités vont pouvoir comprendre, commenter et partager d’une séquence à l’autre.
À Valence, Barcelone et Santander, trois exemples donnent matière à construire une convention, une soirée clients ou un lancement. Nous en retenons une idée : partir du parcours des participants, puis choisir les espaces et les formats qui le servent.

Valence · València Inspira Diseño
Quand l’espace porte le sujet
À Feria Valencia, Hotel Hábitat, le Foro Hotel Hábitat, l’AMC Kitchen Lab et l’exposition Matter font dialoguer installations, démonstrations et rencontres. Le décor devient aussi un support de discussion : on observe, on manipule, on échange autour de ce que l’on vient de découvrir.
Pour une convention dans l’hôtellerie, le retail, l’immobilier ou l’innovation, nous retiendrions un espace principal qui rend visible l’idée du client. Un prototype peut ouvrir un débat ; une installation, matérialiser une transformation. Les échanges trouvent alors leur point de départ dans ce que le groupe a sous les yeux.
Notre conseil : avant de valider la scénographie, demandez quel message chaque espace fait comprendre. Mieux vaut une idée bien incarnée qu’une multiplication de zones sans lien entre elles.
Barcelone · Código Gaudí
Une histoire à emporter jusqu’au dîner
À Espai Imagina, Código Gaudí explore notamment des bâtiments imaginés par l’architecte mais jamais construits. Créativité, nature, architecture et projets restés sur le papier : le contenu donne au groupe autre chose à partager qu’une expérience technologique.
Nous placerions cette découverte après une session sur l’innovation ou au début d’une soirée clients. L’expérience ouvre le sujet ; le cocktail ou le dîner permet de prolonger la conversation. Le lien avec le message de l’événement doit rester évident.
L’opérateur annonce une offre groupes et un espace polyvalent de 1 400 m² pour les événements privés. Cette surface ne constitue pas une jauge : faites préciser les capacités et la configuration adaptées à votre format.
Le point à régler ensemble : visite, rythme de passage, éventuelle présence du public, exclusivité et restauration. C’est leur articulation qui fera de cette découverte un vrai temps de programme.

Santander · Faro se enciende
La soirée commence avant la porte
Pour l’ouverture de Faro Santander, la programmation du 12 septembre associait jeux, participation, musique et mise en lumière dans les Jardines de Pereda et autour du bâtiment. L’arrivée faisait déjà partie de l’expérience.
Nous retenons cette logique pour une inauguration ou une soirée de marque : laisser les invités découvrir un lieu et se rencontrer avant de les réunir pour une prise de parole. Le jardin, la cour ou le parvis devient le premier chapitre du programme.
Le final gagne lui aussi à répondre à ce qui a été installé dès l’accueil. Une lumière, une performance ou quelques mots peuvent suffire. Pour une séquence extérieure, prévoyez les autorisations, les flux et un repli qui conserve cette progression.
Il s’agit ici d’une inspiration de format. Une offre de privatisation corporate de Faro Santander reste à confirmer auprès du lieu.
Rendre une idée visible
Choisir ce que les invités doivent comprendre, observer ou manipuler avant de dessiner les espaces.
Relier les séquences
Prévoir ce que la visite, la prise de parole et le repas vont permettre de partager ensemble.
Commencer dès l’arrivée
Donner une fonction au premier espace et préparer une transition naturelle vers la suite.
02 · Portugal
Coimbra, une nouvelle raison de s’y arrêter
L’église de São João de Almedina a rouvert le 17 septembre comme auditorium, après sa réhabilitation. Associée au Museu Nacional Machado de Castro, elle retrouve une fonction culturelle au cœur de Coimbra historique.
Nous ne la regardons pas comme une salle à ajouter immédiatement à un benchmark. Son intérêt est de redonner du relief à une destination trop souvent traitée comme une étape entre Lisbonne et Porto. Pour un séminaire ou une convention, Coimbra peut devenir un vrai temps de programme, à condition de lui laisser quelques heures plutôt qu’un simple passage.

Quinta das Lágrimas
Travailler à la Quinta, vivre Coimbra ensuite
Pour la partie réunion, nous retiendrions la Quinta das Lágrimas. Le domaine dispose d’espaces dédiés aux événements, avec des salles annoncées pour des groupes de 15 à 350 personnes, ainsi que des jardins pour les cocktails et les activités de team building.
La Quinta réunit les conditions pour votre séminaire : plénière, sous-commissions, déjeuner et hébergement. Vous pouvez ensuite prolonger la journée dans le centre historique de Coimbra.
Nous organiserions la journée en deux mouvements : travail et échanges à la Quinta, puis découverte de Coimbra historique en fin d’après-midi. L’église de São João de Almedina ouvre une piste culturelle avant de poursuivre vers la ville haute, l’université ou un dîner dans le centre ancien.
Donner à la ville le temps d’entrer dans le programme
Coimbra se choisit pour un programme plus posé, plus culturel, adapté aux groupes qui veulent prendre le temps de se retrouver. La Quinta apporte les espaces de travail ; la ville, un prolongement autour du patrimoine et de la transmission.
L’église peut inspirer une séquence de fin de journée : une prise de parole courte, un moment musical ou une conclusion avant le dîner. Cette utilisation privée doit être validée avec le musée. La réouverture culturelle ne vaut pas confirmation d’une offre corporate.
Notre conseil : ne programmez pas Coimbra entre deux transferts. Prévoyez au minimum une demi-journée et une soirée pour que la destination trouve sa place.
Avec le musée, confirmez l’accueil d’un groupe privé, la capacité, la technique, le niveau sonore et les horaires. À la Quinta, faites préciser dès le brief la répartition entre plénière, sous-commissions, jardins et dîner : c’est cette articulation qui déterminera la fluidité de la journée.
